Vivre en colocation

Très répandue dans les pays anglo-saxons, la colocation tend à le devenir aussi en France. Pour cause, une pénurie de logements dans les secteurs étudiants (Paris par exemple), doublée d’une flambée des prix depuis de nombreuses années. La colocation peut ainsi être préférée pour un intérêt économique ou pour disposer d’un logement plus décent. Nous traiterons ici de la signature d’un bail en colocation et des lois qu’il implique et enfin de certaines astuces essentielles à la bienséance d’une colocation.

Signature du bail

Lorsque vous signerez un contrail de bail en colocation, il vous fait connaître quelques règles spécifiques à ce mode d’habitation. Premièrement lors de la lecture du contrat de bail que vous vous apprêterez à remplir vous pourrez voir si vous et les autres colocataires serez tenus de payer « conjointement » ou « solidairement » la totalité du loyer global chaque mois. La nuance entre ces deux notions se trouve dans le fait que si l’un des colocataires est défaillant au niveau du paiement de son loyer, le bailleur (personne qui loue son bien) ne pourra se retourner que contre lui (et son garant) si les colocataires son tenus de payer conjointement. En revanche, s’il existe une clause de solidarité dans le contrat de bail, le bailleur pourra s’en remettre à l’un des autres colocataires (généralement le plus solvable) pour récupérer son dû. C’est ensuite à cet autre colocataire de récupérer ce loyer auprès du colocataire défaillant. Lorsque vous déciderez de quitter une colocation, cette clause de solidarité si elle existe durera jusqu’à ce qu’un nouveau colocataire prenne votre place dans le contrat de bail ou, si personne ne prend votre place, elle pourra subsister six mois après votre départ du logement.

En ce qui concerne l’assurance habitation, le bailleur peut prendre en charge celle-ci pour la totalité du logement et diviser le prix annuel de celle-ci par le nombre de colocataires et par 12 pour obtenir une régularisation de ceux-ci quant à cette assurance chaque moi. Les colocataires peuvent également souscrire à une assurance chacun pour la partie qu’il occupent dans le logement mais cela pose problème notamment lorsqu’il faut faire face à un problème dans une zone commune (par exemple un dégât des eaux dans la cuisine) pour établir la responsabilité de chacun. La dernière solution enfin est qu’un colocataire souscrive à une assurance habitation pour la totalité des colocataires et se fasse rembourser sa part par les autres. Le problème ici réside dans le fait que dans le cas du départ du colocataire titulaire de l’assurance il puisse y avoir un défaut d’assurance.

Assurer la bienséance d’une colocation

Outre les problématique administratives, la réussite d’une colocation dépend aussi de l’entente entre les colocataires. Cela réside souvent dans l’établissement de règles plus ou moins strictes.

Que vous résidiez avec votre ami(e) ou de parfaits inconnus, il est possible que vous tombiez sur des personnes fondamentalement différentes de vous. Ainsi il convient d’établir dès le début un règlement et de discuter de ce que vous voulez vivre ou pas. Cette tâche s’avère être plus simple avec des inconnus, c’est pourquoi se mettre en colocation avec un ou des ami(e)(s) ne s’avère pas toujours être une bonne idée.

Etablir un ou des espaces communs de vie tel qu’un salon est d’usage, en effet, le fonctionnement d’une colocation dépend grandement de l’équilibre que vous saurez installer entre intimité et partage. Dans les espaces communs aussi il convient d’établir des règles. Ainsi, il est conseillé de diviser un réfrigérateur en parties appartenant chacune à l’un des colocataires et pourquoi pas avec une partie commune. Il en va de même pour les placards etc.

Si la colocation rassemble souvent des célibataires (même si les couples ni mariés ni pacsés sons souvent en contrat de colocation), il est possible que ce statut change et qu’un ici un ou une nouvelle venue vienne perturber l’équilibre que vous aviez trouvé grâce aux règles fixées au début de colocation. Tout changement venant de l’extérieur tel que celui-ci nécessite une réunion afin de redéfinir les règles en conséquence telles que le tour dans la douche le matin. Plusieurs détails qui ont leur importance et qui, s’ils ne sont pas gérés pourront impacter le moral de chacun.

Enfin, l’établissement de cycles pour l’accomplissement des tâches ménagères, de la cuisine etc. est fortement recommandé. Une semaine sur deux par exemple.

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